Par Gavin Roy
Un groupe dirigé par PAGES a classé les observations météorologiques faites par l'homme en Amérique du Sud au rang de deuxième priorité des données climatiques qui doivent être recueillies, collationnées et intégrées afin de comprendre le climat de l'Amérique du Sud. Leurs données au plus haut niveau de priorité sont les enregistrements contenus dans les sections de troncs d'arbres, puis les carottages de glace, les variations glaciaires, et les carottages de sédiments marins.
Les observations météorologiques telles que la température, la pression et les précipitations en Amérique du Sud remontent à presque 500 ans quand en 1534, les Espagnols ont commencé à consigner quotidiennement leurs observations sur la météorologie dans le pays qui s'appelle actuellement l'Équateur. Aujourd'hui, alors que nous essayons de comprendre comment notre climat changera dans un avenir proche, nous nous tournons vers des enregistrements comme ceux-ci pour observer comment notre climat a changé dans le passé. Alors que beaucoup de données d'Amérique du Sud ont déjà été recueillies et numérisées par IEDRO et d'autres entités, chaque pays possède encore de vastes réserves contenant des observations et des données historiques sur de vieux parchemins qui n'ont pas été touchés.
Il est important de récupérer et de représenter une majorité des données existantes pour créer un enregistrement complet du climat. Une fois qu'un enregistrement complet ou quasi-complet a été compilé, une deuxième étape cruciale peut ensuite être accomplie: l'étalonnage et l'homogénéisation de la base de données climatiques.
Les techniques d'instrumentation et d'observation ont évolué au cours des siècles, et les observations historiques doivent par conséquent être calibrées d'une façon représentative, en se basant sur leurs biais connus. Par exemple, les premiers thermomètres à mercure étaient souvent produits séparément, avec de rares comparaisons individuelles avec d'autres thermomètres similaires pour s'assurer de leur cohérence.
Une fois que les données climatiques sont calibrées pour éliminer les biais instrumentaux et l'erreur humaine, on devrait leur attribuer un poids spatial. Cela signifie que chaque site de collecte de données en Amérique du Sud, quand il est connu comme un seul point, doit être convenablement représenté selon sa proximité aux autres sites de collecte de données. Par exemple, s'il y a dix sites historiques de collecte de données en Equateur mais un seul en Guyane (qui est de taille équivalente à celle de l'Equateur), les données d'Equateur ne peuvent pas avoir dix fois plus d'influence sur les données globales du climat que les données de Guyane tout simplement parce que l'Equateur a eu plus de données. Cette technique qui veille à assurer une représentation correcte des données basée sur la proximité géographique s'appelle l'homogénéisation spatiale. La mise en œuvre finale de cette technique dans un futur proche est ce qu'espère le groupe de discussion PAGES de l'Amérique du Sud.
Il est primordial pour avancer ce projet à l'heure actuelle de continuer le sauvetage et la numérisation des données climatiques historiques d'Amérique du Sud. IEDRO espère continuer à jouer un rôle majeur et central dans le succès de ce projet.
“LOTRED-SA - Long-Term climate Reconstruction and Dynamics of (southern) South America: A collaborative, high-resolution multi-proxy approach.” PAGES. 12 January 2011. Web. 14 December 2011.
Par Ran Meng
La Bolivie est l’un des pays dont la biodiversité est la plus variée au monde. Considéré l’un des pays les plus pauvres d’Amérique du Sud, la Bolivie est vulnérable aux intempéries extrêmes. Sa population d’environ 10 millions d’habitants tire en partie sa subsistance des secteurs agricoles, forestier et de la pêche qui sont directement affectés par les changements climatiques.
Par le fait de cette biodiversité, des écosystèmes endémiques sont affectés spécifiquement par les changements climatiques ; requérant ainsi des données climatiques précises pour protéger les vies humaines et l'habitat naturel. Plus de la moitié du pays se situant en région amazonienne, la déforestation intensive accroit les risques d’inondations.
Ce qui est plus alarmant est que 20% des glaciers tropicaux du monde (équatoriaux, en altitude)y sont localisés. Les glaciers qui sont une des sources d’eau pour les habitants en aval, s’amenuisent plus vite que ne l’avaient prédit les experts. En 2009 une étude publiée par l’Institut de recherche pour le développement (IRD) à Paris estimait que la chaine de montagnes de la Cordillère Real (orientale) avait perdu 40% de son volume entre 1975 et 2006. Cette tendance aura des conséquences graves à long terme pour les ressources d’eau de consommation, particulièrement en combinaison avec les sécheresses que provoque la hausse des températures.
Parmi les phénomènes qui causent le chaos parmi la population et les infrastructures on compte inondations, sécheresse, orages de grêle, gel, glissements de terrain et tremblements de terre. Les inondations et la sècheresse s’intensifiant, de grandes régions de l’est et de l’ouest du pays sont affectées. Le Germanwatch en 2007 a compté la Bolivie parmi les pays les plus affectés par les désastres.
En février 2011, le Dr. Sharon LeDuc a rendu visite au service de météo national de Bolivie, représentant de IEDRO pour insister sur l'importance de l'utilisation de l’archive climatique pour réduire les dégâts des intempéries extrêmes. La Société Météorologique de Bolivie a signé un mémorandum d’entente avec IEDRO pour une mission de sauvetage des données, autorisant IEDRO à fournir les données climatiques boliviennes à la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) à l’usage de la communauté scientifique internationale.
IEDRO projette d’envoyer Tom Ross à La Paz en janvier ou février 2012 pour rencontrer Dario Di Franco, traducteur espagnol-anglais, volontaire argentin à IEDRO. En début d’été, le Dr. LeDuc compte rencontrer Dario en visite de suivi pour acheter de l’équipement et le former à son utilisation. Une coopération ultérieure de Larry Nicodemus et Dario est prévue éventuellement pour juillet.
EDRO espère établir un partenariat solide de sauvetage de données avec la Bolivie. Ce sauvetage mettra à disposition des données qui pourront influencer la politique du gouvernement, diminuant l’effet des désastres climatiques sur le long terme grâce à de meilleurs dispositifs de prévoyance et réduisant les famines par l'éducation des fermiers sur les mécanismes d’inondation et de sécheresse.
Harmeling, S. Global Climate Risk Index 2009: Weather-Related Loss Events and Their Impacts on Countries in 2007 and in a long-Term Comparison. Germanwatch. 2009. Web.11 Jan.2012.
“Bolivia.”Wikipedia. Wikimedia Foundation, Inc. 22 July 2004. Web. 09 Jan. 2012.
“Bolivia: Climate Change, Poverty and Adaptation.” Oxfam International. 03 Nov. 2009. Web. 09 Jan. 2012.
Natural Disasters: Better Equipping Disadvantaged Population Groups to Cope. Disaster Risk Reduction Programme in Bolivia. SDC. n.d. Web. 09 Jan. 2012.
La possibilité de la collaboration future des activités entre l’IEDRO, les membres du Service Fédérale Russe de l’hydrométéologie (Roshydromet, L’Institute Russe de la Recherche des Informations hydrométéorologique – Le Centre mondial des Données), les représentants de NOAA et le Sondage Géologique des Etats-Unis (USGS) a été discuté à la fin du novembre 2011.
Le directeur exécutif de l’IEDRO, Dr. Crouthamel, a présenté le secours des données et la numérisation (DR&D). Les diapositives, traduites en russe, one donné une vue d’ensemble du processus de DR&D et ils one souligné la nécessité du processus pour l’amélioration de la humanité. Dr. Sterin, le directeur adjoint de Roshydromet, a présenté le processus de DR&D qu’ils utilisent, en particulier, l’utilisation du logiciel OCR (Lecteur de caractère optique). Dr. Sterin a expliqué aussi les avantages et le limites. Il a raconté la participation de Roshydromet dans la ré-analyse européen des observations de climat mondial – le projet ERC Clim soutenu par l’union européen. Les docteurs Stein et Crouthamel sont d’accord à continuer leur correspondance liée aux techniques de numération, en particulier l’OCR.
Dr. Verstraeten de l’USGS a présenté des problèmes de DR&D qui se lie à la couverture d’inondation. Ces problèmes sont basés sur l’écoulement de ruisseau et des modèles de précipitation. Le docteur a recommandé un contact de l’IEDRO, Dr. Vern Schneider du Bureau International de l’USGS, pour des activités collaboratives possibles dans le futur.
Les directeurs exécutifs d'IEDRO, Dr Rick Crouthamel, docteur en sciences, et d'ACRE (un regroupement d'organisations de sauvetage de données incluant IEDRO), Dr Rob Allan, ont représenté la communauté des organisations non gouvernementales à but non lucratif de sauvetage et de numérisation de données à l'Organisation Météorologique Mondiale (OMM).
Le thème de la réunion, qui s'est déroulée à Genève le 15 décembre, était “Applications sectorielles / dialogue avec la communauté des observations climatiques”. Des fournisseurs de données historiques de climat et la communauté des utilisateurs du monde entier y ont assisté.
Nous remercions tout spécialement l'OMM pour son soutien financier aux frais de déplacement des Dr Alland et Crouthamel.
Par Penny Paugh
Face aux coupes budgétaires, le congrès a récemment demandé à la NOAA d'envisager la possibilité d'imputer des frais sur les données satellites aux autres agences et scientifiques. Même si la question a été, pour le moment, ajournée, nous à IEDRO voudrions demander à nos lecteurs d'écrire à leurs représentant au Congrès, pour les dissuader de soulever cette question à nouveau.
Les scientifiques qui mènent des recherches sur le changement climatique ont besoin de quantités colossales de données. Forcer des scientifiques à payer des données mettrait un frein énorme à la recherche sur le changement climatique. Pire encore, les pays en voie de développement appauvris dont les populations, plus que partout ailleurs, pourraient bénéficier des informations sur le temps violent et des modèles climatiques, n'auraient plus aucun espoir de recevoir ces informations.
Le monde perd chaque semaine plus de 500.000 observations climatiques historiques sur support papier ou microfiche, à cause de la détérioration et de l'effacement. IEDRO a sauvé environ 1.500.000 de ces données, en les numérisant et les sauvegardant dans une base de données ouverte, non affectée ET GRATUITE fournie par la NOAA à destination des scientifiques, des chercheurs et des éducateurs du monde entier.
Les propriétaires des données que nous sauvons et numérisons sont des services météorologiques nationaux de pays pauvres qui ont accepté de nous permettre "d'emprunter" leurs données pour les numériser et les ajouter à la base de données de la NOAA, le National Climatic Data Center. Ces pays pauvres ne nous ont pas imputé des frais sur ces données car nous les sauvons, les numérisons et les leur rendons accessibles gratuitement A présent, le congrès dans son infinie sagesse, veut qu'une redevance sur les données météorologiques soit mise en place, redevance que ces pays pauvres n'ont pas les moyens de payer - ils n'ont pas les moyens de payer la nourriture pour leurs habitants!
Ces données historiques, une fois sauvées et numérisées, peuvent être employées pour sauver plus de vies qu'un traitement pour les maladies cardiaques, le cancer et le VIH/SIDA conjugué. Trois à quatre millions de personnes annuellement peuvent être sauvés de la famine, si on enseigne aux fermiers la réelle fréquence de la sécheresse afin qu'ils puissent stocker des quantités adéquates de leurs récoltes pendant les mauvaises années. Les fonctionnaires de la santé publique peuvent prévoir de quelle manière et à quelle vitesse une vague de malaria, de dengue ou de fièvre jaune peut s’étendre et placer l'équipement de pulvérisation et le personnel médical avant l'épidémie; sauvant ainsi chaque années un à deux millions de personnes. Les données historiques peuvent fournir des seuils pour les prévisions d'inondation et augmenter globalement l'exactitude des prévisions. Les inondations tuent plus de personnes que toutes autres catastrophes naturelles conjuguées (excepté la sécheresse). Naturellement, une énorme quantité de données est nécessaire provenant de toute la planète pour que nous comprenions et peut-être prévoyions les changements climatiques et le réchauffement global.
Merci d'envoyer à votre représentant au congrès un message sur cette question importante.
Pour trouver votre représentant au congrès, utilisez ce site Web : http://www.house.gov/representatives/find/
Malakoff, David. “Congress Asks NOAA to Consider Charging for Data.” Science 334.6061 (2011): 1337. Web. 10 Dec. 2011.
En cette période de coupes budgétaires et de difficultés économiques, nous devons nous rappeler que la compréhension des changements climatiques est vitale pour la richesse humaine. Vous pouvez aider International Environmental Data Rescue Organization (IEDRO) avec 6 actions simples:
Par Gavin Roy
Après le tremblement de terre et le tsunami d'après Noël 2004 dans le nord-est de l'Océan Indien, qui a tué plus de 230 000 personnes et entraîné le déplacement de 1,8 million d'autres, l'Indonésie a pris des mesures dynamiques en faveur d'un système efficace et rapide d'alerte aux tsunamis. Néanmoins, comme pour tout système en développement, défauts et obstacles doivent être en premier lieu résolus afin de parvenir à une solution fonctionnant correctement.
A la lumière du tsunami de 2004, l'Agence Indonésienne de Météorologie, Géophysique et Climatologie (IMGCA) à Jakarta a ouvert une nouvelle division d'alerte aux tsunamis. Avec une équipe de 30 scientifiques se relayant 24 h sur 24, la division garde un œil sur la situation sismographique et océanographique en utilisant des données de bouées, de jauges de marée, et de sismographes. Le but est de lancer à grande échelle des alertes au tsunami dans les cinq minutes après tout tremblement de terre sous-marin pouvant potentiellement générer un tsunami important. Au départ, IMGCA s'est fixé comme critère une magnitude de 7,0 ou plus sur l'échelle de Richter, avec un épicentre situé à une profondeur de 70 kilomètres ou moins.
Ce système d'alerte a été testé en octobre 2010 lorsqu'un tremblement de terre de magnitude 7,7 a frappé la côte de Sumatra, la plus grande île d'Indonésie. Il a ensuite provoqué un tsunami, qui, en dépit d'alertes lancées avec succès moins de cinq minutes après le séisme, a tué plus de 400 personnes et entraîné le déplacement de plus de 20 000. IMGCA a plus tard déclaré que la vague est venue plus vite que la capacité des instruments de mesure à détecter les changements extrêmes et soudains des niveaux de l'eau.
Les détecteurs GPS au sol pourraient être la réponse au problème. Ces détecteurs pourraient être installés en des sites critiques le long de la faille de Sumatra (pouvant être sous l'eau ou sur terre émergée). Dès l'instant où le capteur bouge ne serait-ce que d'un millimètre à cause du déplacement tectonique, le mouvement serait détecté par satellite et relayé vers la division d'alerte aux tsunamis de IMGCA. Les calculs seraient effectués assez rapidement pour pouvoir déterminer si l'intensité et la largeur du mouvement ont été suffisantes pour mériter une alerte au tsunami. Gagner même une minute seulement sur l'envoi d'une alerte pourrait se traduire par une différence d'entre 100 et 1000 décès.
Les représentants de la recherche gouvernementale espèrent que cette technologie sera intégrée et rendue opérationnelle avant 2013. Jusque-là, les sismologues de IMGCA continueront à utiliser les enregistrements pour l'instant disponibles de tremblements de terre afin de se tenir prêts pour le scénario du pire, dans le cas où il deviendrait réalité.
Craymer, Lucy, et al. “Tsunami Goes Far But Loses Its Punch” wsj.com. The Wall Street Journal. 12 March 2011. Web. 12 January 2012.
Pathoni, Ahmad. “Indonesian Tsunami Early Warning Words, but Problems Remain.” Monsters and Critics. 26 December 2011. Web. 12 January 2012.
Source de l'illustration: http://www.mymorningjoe.com
Pennell Paugh
Ran Meng
Megan Miller
Lu Valmidiano
Ran Meng
Elisa Vitale
Gavin Roy
Pennell Paugh
Ran Meng
Joan O'Brien
Maude Mazaniello
Darío Di Franco - Coordinateur
Darío Di Franco - Coordinateur
Fátima Da Silva
Miriam Muñoz
Natalia Steckel
Tatiana Pinheiro - Coordinateur
Ana Sofia
Lizt Wong
Xun He
Yipen Xie
Lu Valmidiano
Mark Roberts - Coordinateur
Barbara Joly
Eric Paroissien
Geraldine Rigal
Ima Ioduok
Magali Cicujano
Marielle Guirlet
Virginie Noel
Annalisa Cattaneo
Elisa De Boni
Elisa Vitale
Wojciech Malinowski